Il y a quelques mois, un peu avant le marathon de Paris, je me suis laissé entraîner dans l’aventure du Marathon en duo par un binôme de choc, Seb (@mc_run78). En plus au mont saint Michel! moi qui vient de la région juste à côté, l’occasion de passer un moment prés de ma famille pour le week-end de la fête des mères . Donc pour l’organisation de course, pas de soucis à se faire, le logement était tout trouvé ainsi que les transports pour les différents points de rendez-vous. En plus pour parfaire ce week-end, mes copines Nadia (@bibi_run78)  et Debo (@debocvj) on gagné un dossard pour le duo et hélena (@louloulna) c’est inscrit sur les 10 km de Saint-Malo où elle a explosé son record personnel.

Le départ du Marathon en duo est donné en même temps que le marathon, à Cancale, à 8h30. Par contre cette année contrairement aux autres années, pas de SAS pour les duos marathon, tous derrière les 3h45! ASO Challenge qui a repris la course en a décidé ainsi, pas de lièvres pour les marathoniens! Mais pour le coup, difficile pour Seb de doubler les coureurs en allure 5’20 dans la côte de cancale qui est très étroite, alors que lui tenait une allure  de 4’30, pour le semi !

De mon coté je suis parti avant le départ de la course, pour rejoindre le point de relais à Cherrueix avec Nadia. Nous devons nous placer dans des box selon le dernier numéro de notre dossard, box 1 pour Nadia et box 3 pour moi. le speeker annonce les numéros qui arrivent, le chrono s’arrête au passage de l’arche le temps de passer le relais et repars lorsque le partenaire sort de la zone de relais. Imaginez l’angoisse dans le box à chaque fois que l’on entend un numéro! j’ai le numéro 43 et j’entends 143 je crie « c’est moi, c’est moi, c’est moi » « ha non c’est pas moi ! » au moins j’ai détendu l’atmosphère!

Seb arrive comme une fusée, il me dit « allez, allez » je lui tape dans la main et c’est parti. J’essaye de ne pas partir trop vite, j’ai 22 km à faire donc doucement! je maintiens une allure à 4’50 sur les 8 premiers kilomètres sans soucis, mais les difficultés arrivent ! Je perds mon lièvre ( un marathonien), qui s’arrête, je dois me séparer de ma ceinture d’hydratation qui est trop grande, je la jette à mes parents venus m’encourager et  surtout on rentre dans les polders !  En plus voir les panneaux afficher kilomètre 30 « le mur » psychologiquement me fait retourner à ce 3 Avril au marathon de Paris!

Une série de longues lignes droites, parfois désertes, des grands U où je peux voir la flamme jaune du meneur d’allure 3h15 qui doit avoir 1 ou 2 kilomètres d’avance sur moi. Je suis entre 2 grands groupes, la plupart du temps seul face au vent qui nous souffle dessus dès que l’on retourne vers la mer. J’essaye de suivre un groupe pour éviter de me retrouver seul de nouveau, mais les petites montées qui nous casse bien les jambes font souffrir les marathoniens, beaucoup ralentissent ou s’arrêtent. Je n’arrive pas à trouver mon rythme, personne à suivre, surtout que maintenant je dois m’arrêter aux ravitaillements ! En plus pas de bouteilles, que des verres !! dur pour les marathoniens parti pour faire un record,  beaucoup râlent l’absence de bouteilles! Moi non plus, je n’arrive pas à boire avec un gobelet, je dois marcher et perd du temps.

Pendant la course je parle avec les coureurs, on s’encourage, ce conseil. Pour les marathoniens voirent les duos marathon les doubler (surtout une femme), leurs fous un coup au moral, j’en vois se rassurer en regardant mon dossard. j’ai eu beaucoup de mal ente le kilomètre 36 et 40, cette longue ligne droite, ou beaucoup marchaient, un homme à terre avec les secours, un autre allongé étire sa crampe. Mon allure baisse je vois un 5’20 à ma montre! j’ai l’impression de faire un marathon ! en plus je passe le kilomètre 40 donc 20 pour moi en 1h41’23 soi 1 minute de plus qu’aux 20 kilomètres de Paris! L’arche rouge avec le mont saint Michel derrière (enfin parce qu’avec le brouillard on ne l’a pas beaucoup vu!) nous annonce notre arrivée dans la Manche, et oui le mont saint Michel est bien Normand ! La foule est agglutiné sur les bords du chemin, les gens crient, nous encouragent, j’accélère mais je suis au bout de mes forces. Je double je continue d’avancer comme un robot, une fille me double, je la suis, je vais vite, trop même, ma montre sonne, j’ai dépassé ma fréquence cardiaque maximum! je continue et là je vois Débo et son mari, elle court à coté de moi,je lui dis « j’en peux plus ! » elle m’encourage, me dit  » vas-y tu va le faire », elle crie! j’ai du mal à respirer, l’émotion de la voir, de voir le tapis jaune, l’arche d’arrivée, mon père, ma maman (en plus le jour de la fête des mères !), mon frère, seb mon binôme et héléna  qui me crie d’y aller. Debo me laisse terminer, j’accélère je trouve encore la force de doubler et de passer la ligne en 3h24 pour notre duo marathon, soit 1h52 pour mes 22 km 5’04 d’allure.

Cette course a été dure pour moi physiquement et mentalement, sans doute  parce que je ne me suis pas assez reposée après le marathon de Paris et aussi parce que j’ai mal géré mon entrainement. On apprend de ses erreurs, donc repos d’une semaine sans sport avant la reprise de l’entrainement pour l’oxytrail du 26 juin que je fais avec l’équipe de Paris Road Runners.  Mais j’ai une revanche à prendre avec ce marathon, reste juste à savoir si cela sera en duo ou en solo…..

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